Plantes d’intérieur : mon expérience, conseils pour avoir la main verte

Ceux qui me suivent depuis un petit temps savent bien que je n’ai pas vraiment la main verte… Mais justement. J’ai constaté qu’en fait, « avoir la main verte » c’est comme beaucoup de choses : ça s’apprend, tout simplement.

Ceci n’est donc pas un article de conseils absolus et à suivre au pied de la lettre : c’est plutôt un article de partage : ce que j’ai appris au fil des semaines sur les plantes, les petites astuces que j’ai découvertes, les conseils qui m’ont été donnés, les infos que j’ai pu récolter. Je ne vous dit pas comment faire, je vous partage juste comment moi j’ai fait, ce qui a fonctionné ou non, mes apprentissages, mes erreurs et mes petites victoires.

Tout simplement parce que j’aime tellement les plantes que j’ai voulu apprendre à bien faire : j’ai eu envie qu’elles se sentent aussi bien chez moi que je me sens bien avec elles.

Cet article est donc pour tous ceux qui, comme moi, aiment nos copines à feuilles vertes, mais ne savent pas vraiment comment s’y prendre ni par où commencer. On les arrose quand ? On les place où ? Et l’hiver ? Quelle quantité d’eau ? Des noms de plantes faciles à entretenir ? Quels pots pour quels plantes ? Et pour les bouturer ? ET LE NOYAU D’AVOCAT, bor*** ?

Je vous ai rassemblé ici toutes mes réponses, du haut de ma toute petite expérience : à vous d’adapter ces observations aux vôtres, et si vous avez d’autres conseils à donner, surtout, partagez-nous votre savoir dans les commentaires !

 

succulente et fougère
(pot en argile et sable DIY, panier noir DM Depot, plateau Ikea, pied triple La Fabrique des Pieds)

 

Le maître mot : OB-SER-VER !

Bien sûr, on écoute les conseils qu’on nous donne en magasin ou qu’on lit sur internet, mais en priorité, on observe sa plante et on voit comment elle réagit à son environnement. C’est un peu complexe car certains symptômes sont les mêmes, par exemple si la plante a été trop arrosée ou trop peu arrosée, mais vous apprendrez facilement à observer et à reconnaître ce qui ne convient pas à votre plante.

Quelques exemples constatés :

  • Les feuilles jaunissent ? Elle est probablement trop arrosée.
  • Les feuilles brunissent ? Au contraire, elle manque peut-être d’eau.
  • Les feuilles sont sèches ? La plante manque d’eau ou est trop à la lumière directe.
  • Les feuillent sont molles ? La plante manque d’eau ou au contraire en a reçu trop (oui, je sais, ça ne vous aide pas 🙂 Mais dans les 2 cas, il y a un problème : analysez votre façon de l’avoir arrosée ces dernières semaines !)

Pour vérifier une théorie, et si votre plante présente un symptôme pas très réjouissant, déplacez-la à un endroit différent : à l’abri de la lumière directe si elle était directement sous la fenêtre, dans une pièce plus humide si elle était près d’un chauffage,… Et notez les différences. Si elles s’y sent mieux, tant mieux ! Sinon, déplacez-la à nouveau dans un environnement différent.

Attention à ne pas déplacer votre plante toutes les semaines non plus : elle n’aurait pas le temps de s’acclimater, et risquerait même d’en souffrir.

 

Haworthia dans son pot en béton DIY,
table de nuit Ikea (Malm, modèle discontinué)

 

Commencer simple

Histoire de ne pas se décourager tout de suite, choisissez d’abord des plantes faciles d’entretien, comme les cactus et les succulentes (plantes grasses). Elles ne nécessitent pas beaucoup d’eau et pardonnent aux petits oublis.

Ma préférée pour ça ? L’Echeveria. Le Pilea est aussi une plante très facile à entretenir : elle pardonne les petits oublis d’arrosage, et en plus on peut facilement la bouturer pour en créer de nouvelles (je vous explique ça un peu plus bas). Je vous conseillerai aussi l’Araucaria, pour qui il ne faut pas faire grand chose à part le regarder joliment. L’Aloe Vera est aussi une très bonne plante pour débuter !

Au contraire, d’autres plantes sont un peu plus complexes à entretenir, comme chez moi les fougères (mes préférées, mais si fragiles), et la plante « collier de perles » (bien que ce soit une succulente). Je suis encore en train de chercher leur emplacement idéal et le rythme d’arrosage… ça prend un peu de temps, espérons qu’elles survivent jusque là !

Je vous partage tous mes conseils d’entretien, plante par plante tout en bas de l’article.

 

de gauche à droite : cactus « touffe », Echeveria, succulente, fougère, Echeveria, succulente
tapis berbère DIY

 

Maîtriser l’arrosage

  • La plus grosse erreur que l’on puisse faire en jardinage, contrairement à ce qu’on pense, c’est de trop arroser. On pourra plus facilement récupérer une plante assoiffée, qu’une plante noyée.
  • Dans un cours de jardinage que j’ai suivi, j’ai appris THE conseil qui a révolutionné ma vie (ou presque) : on n’arrose pas une plante en versant de l’eau dans son pot. Non non non. On la sort de son cache-pot, et on la passe sous l’eau du robinet (juste la terre, pas les feuilles !) pendant une petite minute, pour que l’eau s’écoule à travers tout le pot. On la dépose ensuite dans l’évier et on attend que l’eau se soit entièrement écoulée (quelques minutes). Ça permet d’éviter que de l’eau ne stagne au fond du pot / cache-pot, car ça, c’est l’ennemi des plantes (ça fait moisir les racines).
  • Evidemment, ça n’est pas possible pour les plantes qui sont plantées directement dans un cache-pot (sans trous en-dessous) : mais si on a fait les choses bien, ces plantes-là sont des plantes nécessitant très peu d’eau, du coup on peut conserver la technique de l’arrosage classique (en petite quantité).
  • On évite l’eau trop froide ou l’eau trop chaude : il faut une eau tempérée.
  • On évite l’eau trop calcaire. Si l’eau par chez vous est très calcaire (comme chez moi à Bruxelles), privilégiez l’eau de pluie ou bien ajoutez un peu de citron à votre eau : ça retire le calcaire, paraît-it.
  • On ne file pas une énorme carafe d’eau à une plante pour se faire pardonner d’avoir oublié les 3 derniers arrosages. On lui donne de l’eau par petite quantité, régulièrement, pour la réhydrater en douceur. Je me souviens de ce qu’on m’a dit dans un autre cours de jardinage : c’est comme si vous étiez assoiffé, et qu’on vous jetait un seau d’eau au visage. Ok, ça rafraîchit, mais ça n’hydrate pas. Pour cela, il faut boire de l’eau, gorgée par gorgée, pour l’assimiler en douceur. En donnant trop d’eau d’un coup à votre plante, elle n’aura pas le temps d’en tirer les nutriments dont elle a besoin.
  • J’ai remarqué qu’il y avait 2 catégories de plantes : celles pour qui il faut attendre que la terre soit bien sèche avant d’arroser (comme les cactus et les succulentes), et celles pour qui il faut toujours garder la terre légèrement humide en surface (notamment l’avocatier au début de sa pousse, les fougères,…) : renseignez-vous donc quand vous achetez une plante, et de manière générale : touchez la terre (enfoncer votre doigt d’un petit centimètre) pour savoir s’il faut arroser ou non.
  • De manière générale, on évite d’arroser les feuilles (on se concentre sur la terre, au pied de la plante), mais certaines plantes comme les fougères ou les Calathea (plantes tropicales) aiment l’humidité : n’hésitez pas à pulvériser un peu d’eau sur leurs feuilles, avec un spray.

Dernier conseil : arroser, c’est bien, et c’est la manière principale qu’a une plante de se nourrir… Mais il ne faut pas oublier son feuillage : une plante absorbe la lumière par là, il faut donc penser à dépoussiérer ses feuilles régulièrement (sans trop les mouiller) sinon elles seront asphyxiées.

 

à gauche : Araucaria (pot Liv Interior), banc DIY, fausse-peau Ikea, cadres herbier DIY, banc DIY
à droite : plante grasse (pot DIY)

 

Faire pousser un noyau d’avocat

Aaah, on y vient.

Si vous me suivez sur Instagram, vous savez que je n’en suis pas à mon coup d’essai, et que ça a enfin fonctionné ! Le secret ? La patience. Voici comment j’ai procédé :

  • Après avoir nettoyé mon noyau d’avocat, j’y ai piqué 3 cure-dents et je l’ai déposé sur un verre rempli d’eau, pour qu’il trempe à moitié (partie « pointue » du noyau vers le haut). Le verre doit être transparent et assez profond (au moins 10cm).
  • J’ai placé le verre devant une fenêtre (il a besoin de beaucoup de lumière), et j’ai attendu… Longtemps. Il faut changer l’eau tous les 2 jours.
  • Pas de panique : les 3-4 premiers mois, aucun signe de vie. Le noyau se dessèche, moisi presque, on se décourage… Mais un jour on remarque que le noyau se fendille en deux. Puis qu’une toute petite racine pointe son nez, par le bas. La racine prend environ 2-3 semaines à pousser avant qu’une petite tige apparaisse, en haut du noyau cette fois-ci : miracle !
  • Une fois que la tige commence à avoir quelques feuilles (un bon mois, je dirais), on peut planter dans la terre. Prévoyez un pot assez grand (environ 15cm de diamètre : les racines prennent pas mal de place paraît-il), et enterrez le noyau à moitié.

Au début, il faut garder la terre légèrement humide, puis on pourra progressivement la laisser sécher entre 2 arrosages.
J’ai lu également que pour éviter qu’il ne pousse trop en hauteur (avec une tige toute dénudée), il faut « pincer » le haut de la tige : couper juste en-dessous des 2 premières feuilles, pour provoquer des ramifications. Je n’ai pas encore osé sur le mien, je vous tiendrai au courant !
L’avocatier va avoir tendance à se diriger vers la lumière, du coup pour qu’il pousse bien droit et non de travers, tournez le pot régulièrement (et ce dès que la tige commence à pousser, même encore dans l’eau).
Dernière astuce donnée par l’une d’entre vous : si votre noyau met du temps à développer sa racine ou sa tige, aidez-le un peu en l’aidant délicatement à fendre le noyau (sans le séparer totalement en 2).

J’ai aussi entendu qu’il fallait partir d’un avocat bio, qu’il fallait éplucher le noyau avant, le faire tremper dans l’eau chaude, le faire sécher, et que sais-je encore : pour moi rien de tout ça n’a fonctionné. Le mieux, c’est encore d’essayer par soi-même !
Alors pourquoi ce noyau-ci et pas les 3 autres essayés avant ça… Aucune idée. Les mystères de la nature 🙂 Ou peut-être n’avais-je pas suffisamment attendu ?

Ah, et on ne s’excite pas trop non plus : je me suis renseigner, il faut minimum 4 ans avant de pouvoir commencer à peut-être espérer avoir un fruit… Donc mieux vaut se dire que c’est juste une plante esthétique, et continuer d’aller chez son petit producteur local (euh…) pour ses avocado-toasts du midi 🙂

 

J’ai aussi testé avec un ananas (en coupant la partie supérieure avec les feuilles, en la faisant tremper dans l’eau avec des cure-dents, après un bon mois ça a donné une racine, puis plusieurs racines) : j’ai malheureusement attendu trop de temps avant de le planter en terre, il commençait à pourrir et il n’a pas tenu une fois planté… Mais je sais à présent que ça fonctionne, je ré-essayerai !

carrelage adhésif Smart Tiles, planche en bois DIY, pot blanc Brico

 

Faire des boutures

Dans la suite logique de faire pousser un avocatier, et boostée par ma réussite dans ce domaine, je me suis mise en tête que je pouvais bouturer mes plantes. Bouturer ? C’est tout simplement créer une deuxième plante, à partir d’une partie de la première. Il me semble que ça ne fonctionne pas pour toutes les plantes, en tous cas il y a des variétés avec lesquelles c’est beaucoup plus facile et accessible que d’autres.

Et c’est le cas du Pilea. Vous le verrez sur la photo ci-dessous, le Pilea fait naturellement de petits rejets. Il suffit de les prélever très délicatement (on récupère un maximum de racines possible, sans abîmer celles de la maman), on coince la petite bouture entre 2 cure-dents reliés par un élastique (pour qu’ils soient serrés l’un à l’autre), et on fait tremper les racines dans un verre d’eau (comme le noyau d’avocat). Le but est de faire grandir les racines : quand elles atteignent 2-3 cm, on peut les planter dans la terre (chez moi ça a pris un petit mois, mais j’aurai pu attendre moins je crois). On peut aussi planter directement le rejet en terre, mais ce sera plus long.

Pilea-mère à gauche, 2 boutures replantées et 2 petits rejets à bouturer
# lumineux Skylantern, pot et soucoupe en verre Arket, pot blanc Ikea, trepied noir Madam Stoltz et pot blanc Brico

 

J’ai récemment récupéré 2 petites pétales de l’une de mes succulentes (elles ont du avoir un choc en les manipulant et se sont détachées). J’ai lu qu’on pouvait aussi les bouturer, en les déposant simplement à l’horizontale sur un pot de terre (terre mélangée à beaucoup de sable, pour le côté drainant). On peut aussi l’enterrer un tout petit peu. Une racine prend forme en quelques semaines, puis donne naissance à de toutes petites pétales, et c’est parti. Je vous dirai si ça a fonctionné chez moi !

 

Les étapes pour planter en pot

Si vous achetez une plante dans un magasin comme Ikea (non spécialisé en plantes), je vous conseille vivement de la rempoter, car la terre vendue avec la plante est souvent très pauvre (ils font au plus cheap, et on peut les comprendre). Ça prend un peu de temps et ça met un peu de bazar, mais vous serez vraiment content de l’avoir fait !

Ce sont aussi les étapes pour planter vos boutures ou votre noyau d’avocat 🙂

  • Prévoir un pot ni trop grand, ni trop petit, adapté à la taille de la pousse/graine/noyau à planter. Il faut qu’il ait de la place pour développer ses racines, mais si le pot est trop grand la plante va dépenser toute son énergie à créer des racines, au détriment des feuilles, et va s’épuiser. Aussi, un pot trop grand favorise la moisissure des racines, car elles n’ont pas la capacité d’absorber toute l’eau contenu dans cette trop grande quantité de terre.
  • On ne met pas n’importe quelle terre : généralement, pour constituer un bon substrat, il faut un mélange de 3 ingrédients :
    • de la terre (70%) : soit récupérée dans un jardin, soit achetée dans le commerce (mon prof de jardinage nous disait d’éviter le terreau universel d’entrée de gamme, et de privilégier de la terre végétale avec de la fibre de coco, mais ça dépend aussi de la plante que vous plantez…)
    • du compost (20%) : on peut faire sans mais c’est top si vous pouvez en rajouter, ça va nourrir la plante (car la terre est au final plutôt pauvre, surtout celle du commerce) ; renseignez-vous près de chez vous si vous n’avez pas de compost, il y a des composts collectifs dans beaucoup de villes ! Sinon ça s’achète…
    • un matériau drainant (10%) : du sable, de la vermiculite ou des billes d’argile (moi je fais tout avec les billes d’argile, mais j’ai un paquet de sable que j’ai du acheter pour un DIY, je vais tenter de le rentabiliser 🙂 Je vous dirai !)
  • On mélange ces 3 ingrédients pour obtenir le substrat (je vous ai mis les % qu’on m’a indiqué en cours de jardinage, mais c’est à adapter en fonction des plantes), on place une couche de billes d’argile au fond (c’est vraiment mieux !) et on rempli le pot de substrat.
  • On creuse un petit trou, on arrose.
  • On place la plante dans le trou, on rajoute de la terre pour la maintenir, et on arrose à nouveau. Si la plante vient d’un autre pot de terre, on essaye de retirer un maximum de l’ancienne terre autour des racines.
  • On tasse bien la terre autour.
  • On arrose régulièrement au cours des jours/semaines qui suivent, pour donner toutes ses chances à cette nouvelle plante.

 

bibliothèque Billy chez Ikea, boîtes de voyages DIY, plantes grasses (pots DIY)

 

Où dans la maison ?

  • Sur l’appui de fenêtre : les plantes aiment la lumière. Elles en ont besoin pour pousser et se nourrir (la photosynthèse, tout ça). L’appui de fenêtre est donc, en général, un bon endroit pour disposer vos petites protégées, mais attention : si votre vitrage n’est pas bien isolé (simple vitrage par exemple), elles auront trop froid en hiver, et trop chaud en été. Idem si c’est plein Sud, elles risque de griller (lumière trop directe). Dans mon cas, on a du triple vitrage, la température est donc stable toute l’année, c’est idéal pour qu’elles bénéficient d’un maximum de lumière.
  • La salle de bain : on y pense moins souvent, mais c’est le parfait endroit pour les plantes aimant l’humidité (plantes tropicales, généralement). J’y ai mis mon Calathea et une fougère : elles adorent.
  • L’entrée, le couloir, les endroits peu lumineux en général : même si une pièce aveugle n’est jamais l’idéal pour une plante, certaines variétés aiment l’ombre/mi-ombre : renseignez-vous, c’est l’occasion de ne pas négliger ces pièces !
  • J’ai souvent lu qu’il fallait regrouper ses plantes plutôt que les éparpiller un peu partout chez soi, et ce pour plusieurs raisons :
    • Elles s’échangent entre elles, par l’air, certains nutriments et de l’humidité, et se porteront donc mieux si elles sont à plusieurs (même de variétés différentes) que si elles sont isolées.
    • Elles aiment globalement les mêmes endroits, à savoir près de la lumière, donc à proximité des fenêtres.
    • C’est tout de même plus simple pour nous d’arroser 5 plantes au même endroit que 5 plantes aux 4 coins de la pièce…
  • Attention aux intérieurs trop secs. Notre appart a un système de ventilation mécanique : l’air est donc régulièrement renouvelé, mais il fait très sec. Ça signifie simplement qu’on doit arroser un peu plus souvent que d’autres maisons plus humides.

 

à gauche : affiches Mapiful affiche DIY, cadres noirs Brico, cadre bois Ikea, meuble noir DIY, Haworthias dans pot en laiton H&M Home
à droite : Echeveria dans pot terrazzo noir Hübsch, Pilea dans suspensions en laiton Liv Interior, carrelage adhésif Smart Tiles

 

tableau Hexoa, banc DIY, banc DIY, Araucaria (pot Liv Interior)

 

 

Pot ? Cache-pot ? Soucoupe ?

Je me suis souvent posé la question de ce qu’il fallait utiliser. Et une autre interrogation (celle de l’arrosage) a finalement répondu à mes doutes. Mais avant de vous expliquer cela, remettons les pendules à l’heure et parlons vocabulaire :

  • pot = contenant dans lequel se trouve la plante, la terre, et qui a des trous en-dessous pour permettre à l’eau de s’évacuer
  • cache-pot = contenant sans trous en-dessous, dans lequel on peut soit placer un pot, soit planter directement sa plante (que pour certaines plantes… je vous en parle plus bas)
  • soucoupe = petite coupelle qu’on place sous un pot

La règle ? Une plante ne doit jamais stagner dans l’eau. Donc quand on se dit qu’on peut arroser sa plante, et laisser l’eau dans la soucoupe pour qu’elle y puise de l’eau si nécessaire : on se fourre le doigt dans l’oeil. Du coup, la soucoupe (ou le cache-pot, si on ne plante pas sa plante directement dedans) ne sert qu’à éviter de salir son meuble. Il ne doit PAS servir à garder de l’eau.

Ceci étant éclairci, dans quels cas peut-on planter sa plante directement dans un cache-pot (donc sans trous) ? Tout simplement lorsque cette plante ne nécessite pas beaucoup d’eau (par exemple les succulentes ou les cactus), et UNIQUEMENT si vous placez un matériau drainant au fond du cache-pot, comme les billes d’argile : elles vont retenir l’humidité, et à la fois empêcher aux racines de moisir, mais leur redistribuer l’eau si la plante a soif. Sympa, non, ces billes d’argile ?

 

à gauche : Araucaria (pot Liv Interior) et Fatsia Japonica (pot H&M Home)
à droite : fougère et plante « collier de perles » (suspensions Liv Interior)

 

Et côté déco ?

C’est l’une des choses que je préfère quand j’acquière une nouvelle plante : lui choisir un joli cache-pot et lui trouver un bel endroit.

Pour les plantes regroupées à un même endroit, comme sur l’appui de fenêtre, j’aime bien rester dans une même couleur, mais faire varier les formes, les tailles et les motifs.

Dans le reste de l’appart, je choisi des pots qui s’assortissent à ma déco : du noir, du blanc, du doré et du bois. Et évidemment j’utilise régulièrement des paniers pour habiller mes plantes.

Je joue aussi sur les différentes hauteurs : soit avec les plantes elles-mêmes, soit avec les cache-pots. Une chaise par exemple pour sur-élever un pot, ou bien un trépied comme celui que j’ai crée, au style midcentury.

 

paniers DM Depot, chaise vintage
affiche Mapiful, support pour plante DIY, pot doré Liv Interior, Pilea

 

Et chez moi ?

Vous me demandez régulièrement le nom de mes plantes, du coup je vous rassemble toutes les infos ici :

  • Pilea Peperomioides : (je viens d’apprendre qu’elle était de la famille des succulentes !) elle a des feuilles bien rondes, contrairement à d’autres variétés de Pilea. Simple d’entretien, elle se bouture très facilement et pardonne les petits oublis d’arrosage (ça fait un peu speed dating, non, cette préssentation ?). J’arrose les miennes tous les 10 jours environ, quand la terre est sèche, et elles aiment la lumière directe. Plante mère achetée chez mon vendeur de plantes (Agave Boutique à Bruxelles), et déjà 5 boutures à son actif (en 3 mois).
  • Araucaria : au look nordique, il vient en fait de Nouvelle-Zélande/Australie. Il est tout doux (ses aiguilles sont souples) et très facile d’entretien. Je laisse sécher la terre entre 2 arrosages. J’ai trouvé le mien chez Ikea !
  • Calathea Orbifolia (je ne pense pas que ce soit une Orbifolia « pure », ce doit être une variété mixée avec une autre sorte de Calathea, mais en tout cas elle s’en rapproche fortement) : très amusante, elle s’ouvre le jour et se referme la nuit, comme un plumeau (je vous avais partagé ce drôle de phénomène sur Instagram). Elle aime l’humidité : il faut l’arroser régulièrement, et je l’ai placée dans la salle de bain : comme j’adore les douches bien chaudes, elle profite des vapeurs d’eau. On était faites pour s’entendre ! Par contre elle n’aime apparement pas la lumière directe : je pense la déplacer un peu pour qu’elle ne soit pas directement sous la fenêtre. On me l’a offerte donc je ne sais d’où elle vient précisément, mais elle a été achetée dans une jardinerie dans le Sud de la France.
  • Fatsia Japonica (ou Aralia du Japon) : de superbes feuilles légèrement brillantes. Idem, un cadeau, mais elle a été trouvée en jardinerie en France. Elle aime beaucoup la lumière (je l’ai placée devant la baie vitrée du salon, orienté Nord donc jamais de lumière directe) et demande un arrosage assez fréquent.
  • Senecio Rowleyanus (ou plante « collier de perles ») : assez complexe à entretenir. Il faut très, très peu l’arroser, et il aime beaucoup la lumière. Le mien n’est pas très en forme, si vous avez des conseils, je suis preneuse !
  • Avocatier : obtenu grâce à un noyau d’avocat que j’ai fait tremper (voir explications ci-dessus), j’y suis d’autant plus attaché que je l’ai vu grandir, ce p’tit ! Une fois en terre, il nécessitera un arrosage régulier mais que je pourrai espacer une fois la plante un peu endurcie.
  • Mimosa Pudica (ou Sensitive) : sensitive, car ses feuilles se rétractent quand on les touche. Le mien est encore au stade de très jeune pousse, mais j’ai hâte de le voir grandir ! Il aime le soleil et la chaleur, et l’arrosage régulier. Le mien provient d’un petit cube en bois (étrange, je sais) : c’est le concept sympa de Feel Green.
  • Dracaena Marginata : la plante que tout le monde a un jour achetée chez Ikea, je crois… J’ai du mal à lui faire conserver une jolie forme, je trouve qu’elle a toujours l’air un peu desséchée et flétrie. Elle aime visiblement les pièces bien ensoleillée, sans pour autant être à la lumière directe (devant la fenêtre plein Nord de notre escalier, c’est là qu’elle est le mieux).
  • Aloe Vera : achetée chez Ikea également, de la famille des succulentes. Elle n’est pas du tout exigeante : elle aime la lumière directe et ne demande pas beaucoup d’arrosage.
  • Haworthia : succulentes en forme de rosettes, assez faciles d’entretien comme toutes ses copines succulentes (j’ai tout de même réussi à en achever certaines, je vous rassure…). J’en ai planté plusieurs dans un même pot et elles ont l’air d’apprécier ça. Je les arrose assez rarement (1 fois par mois), et je me soupçonne même de les arroser encore un peu trop. Trouvées au marché matinal de Bruxelles, c’était le petit cadeau qu’on réservait à nos invités du mariage, et qui servait également de porte-nom.
  • Echeveria : jolie plante grasse qui ressemble à une fleur plate aux coloris vert-de-gris, parfois presque violets. J’en ai plusieurs et de différentes tailles. Un petit shot d’eau par mois, et en hiver on peut sauter 1 ou 2 arrosage(s) sans problème. Si les pointes deviennent trop brunes, c’est qu’elles manquent d’eau. Difficile de faire plus simple comme entretien ! Attention juste à ne pas trop toucher ses pétales, car elles peuvent se tâcher.
  • Fougères : j’en ai 2 sortes (toutes deux trouvées chez Agave) :
    • une Adiantum (ou fougère capillaire) : très fragile, elle a un superbe feuillage tout petit et délicat. Elle aime les pièces un peu plus fraîches (mais sans courants d’air) et la lumière (mais surtout pas directe). J’ai placé la mienne dans la chambre (pièce à garder plus fraîche que les autres, et qui chez moi est très lumineuse) : elle est sur une étagère, pas trop prêt de la fenêtre, elle n’est donc pas sous la lumière directe et se porte plutôt bien.
    • et une Nephrolepis (ou fougère de Boston) (me semble-t-il…) : un peu moins fragile que la précédente. Comme toutes les fougères, elle aime bien l’ombre/mi-ombre : inutile de la placer sous une fenêtre. Comme toutes les fougères aussi, elle n’aime pas être trop au sec : je l’arrose régulièrement et il faut pulvériser de l’eau (presque chaque jour paraît-il) sur son feuillage (j’oublie encore trop souvent de le faire, mais j’apprends, j’apprends !).
  • Cactus : j’en ai de plusieurs sortes, et c’est assez difficile de retrouver leurs noms exacts… on les classe aussi par forme :
    • Cactus « cierge » : baptisé Aristide, offert par une amie, il veille sur moi depuis mon bureau. Je l’ai reçu au printemps, et je l’ai peut-être arrosé 3 fois depuis… Pas forcément le bon exemple à suivre, mais il se porte bien.
    • Cactus « touffe » : tout est dit 🙂 Il est tout mignon, plutôt doux même si les microscopiques épines se plantes discrètement dans les doigts. Il vient de chez Agave, encore et toujours.
    • Cactus « raquette » : le mien est un Opuntia Microdasys je pense. Offert lors de l’event Levis à l’annonce de la couleur de l’année, il vient de la cactuseraie Ariane à Anvers.
  • Orchidées : je dois dire que je m’en suis un peu lassée, mais comme c’est la grande fierté du petit mari (qui est le seul à s’en occuper… et ce sont les seules plantes dont il s’occupe 🙂 ), je peux bien lui laisser ça. Et malheureusement pour moi, il s’en sort très bien, elles sont hyper en forme (certaines ont déjà 7 ans, et fleurissent très régulièrement), je risque donc de les avoir sous le nez encore un bon bout de temps 🙂 Le secret du petit mari ? Il leur donne un bain tous les dimanches. Il les sort de leur cache-pot, rempli l’évier, et les y fait tremper pendant une bonne heure. En été, il fait ça chaque semaine ; en hiver, 1 semaine sur 2 c’est suffisant. Petite astuce : on récupère l’eau de trempage pour arroser le reste des plantes (elle est pleine de nutriments, et ça évite le gaspillage !).
  • Cette dernière plante n’a pas de nom, ou plutôt, je ne le connais absolument pas ! Si vous avez une idée..? Je l’avais achetée pour un shooting photo à la dernière minute, j’ai pris la seule plante potable du premier fleuriste croisé sur mon chemin… Je n’en suis pas particulièrement fan, et elle me le rend bien : elle n’est pas vraiment en forme… #oops

 

 

Aloe Vera (pot DIY), bougie Madura, carte plume MaDecoLifestyle, bougeoir Iittala, vase Ikea, cactus « touffe » et fougère Adiantum (paniers noirs DM Depot), affiche DIY, étagère Tomado chez Monsieur Joseph

Whishlist

Et tant qu’à faire, je vous partage ma wishlist, si ça peut vous inspirer : les petites plantes qui intègreront, je l’espère, bientôt ma collection !

  • Figuier en pot : mon rêve !
  • Sédum : il faut encore que ne parvienne à trouver le nom exacte de cette variété de sédum…
  • Senecio Kleiniiformis : sa forme est si particulière !
  • Hoya Kerrii : avec ses grosses pétales en forme de coeur
  • Monstera Deliciosa : la star d’Instagram, mais j’en voudrais une assez petite (ce qui n’est pas si facile à trouver), car je préfère les feuilles non perforées (découpées, mais non trouées), et elles le deviennent seulement passé un certain âge.
  • Muehlenbeckia : si délicate avec ses toutes petites feuilles rondes !
  • Pilea Glauca : ressemble au Muehlenbeckia, mais en… différent 🙂
  • Olivier en pot : tellement joli, mais je dois encore me renseigner pour savoir s’il survivrait en intérieur… ?

 

 

N’hésitez pas à partager en commentaire vos conseils, vos observations, je serais ravie d’en apprendre encore plus à travers vous, et ça pourra aider tous ceux qui nous liront !

(Et pour ceux que ça intéresse, j’ai donc suivi plusieurs cours de jardinage à Bruxelles, organisés par la ville : ça s’appelle Cultiver en Ville. C’est gratuit, et vraiment intéressant, en tous cas ça donne quelques bases et conseils-clé, que j’ai essayé de vous transmettre ici via mon expérience).

signature Noémie blog Pierre Papier Ciseaux déco DIY

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12 Commentaires

  • Impasse des bambous
    14 janvier 2018 11 h 31 min

    Génial cet article ! Je me suis reconnue dans plusieurs points notamment dans l’observation de mes petites plantes, rituel que je fais tous les jours !
    Par contre, je n’arrive pas à trouver la place qui convient à mon aloe … Comme quoi, certaines plantes ne doivent pas convenir à certaines personnes et inversement !!

    • Noémie Meijer
      14 janvier 2018 20 h 12 min

      Haha oui et ça dépend aussi des intérieurs de chacun, s’il fait plus ou moins sec, lumineux, s’il y a des courants d’air, peut-être aussi des parfums, etc. Les plantes sont sensibles à des choses bien plus subtiles que nous je pense. Tu as essayé un peu dans toutes les pièces ?

  • Melissa
    14 janvier 2018 14 h 18 min

    L’inconnu au bataillon, il me semble que c’est un Schefflera ! En tout cas il ressemble au mien 🙂

    • Noémie Meijer
      14 janvier 2018 20 h 11 min

      Oh mais oui, ça y ressemble fortement ! Merci 😀

  • Aude
    14 janvier 2018 15 h 25 min

    Merci pour cet article super complet! Je n’ai que 3 petites plantes grasses à la maison et elles tiennent à peu près bien. Je ne suis pas régulière dans l’arrosage donc je pense qu’il faut que je reste sur ce type de plantes. J’aime bien la forme de l’Araucaria, mais j’aurais peur de ne pas assez arroser. Par contre, j’ai acheté un ananas ce matin, je vais peut-être tenter de le faire pousser. Bon dimanche

    • Noémie Meijer
      14 janvier 2018 20 h 10 min

      très sincèrement l’Araucaria, je l’arrose assez peu et irrégulièrement, et il tient très bien, tu peux tester !
      Et pour l’ananas ça ne coûte rien d’essayer, c’est rigolo 🙂

  • Nelly
    14 janvier 2018 19 h 56 min

    Chouette article !

    • Noémie Meijer
      14 janvier 2018 20 h 07 min

      merci 🙂

  • Kévin
    15 janvier 2018 9 h 38 min

    Merci pour tous ces conseils, j’ai découvert votre blog il y a pas longtemps et j’en suis fan! Bonne continuation !
    xx from Bordeaux!

    • Noémie Meijer
      15 janvier 2018 18 h 00 min

      Merci ! Et bienvenu par ici 🙂

  • Lalo
    20 janvier 2018 13 h 54 min

    J’imagine trop Simon s’occuper des Orchidées Il leur parle? Romain s’en occupe aussi depuis Etterbeek et elles fleurissent trop bien. Pourtant pas de bain ni rien. On les laisse pas mal vivre leur vie. Si seulement j’avais plus de patience pour m’occuper de plantes… Je trouve ça drôle 3 min hahaha c’est pour ça qu’on a que des cactus et succulentes

    • Noémie Meijer
      20 janvier 2018 17 h 48 min

      Haha un jour peut-être, l’envie te viendra de leur accorder un peu plus de temps ! J’ai été comme toi pendant longtemps et puis un jour je sais pas, j’ai eu envie d’essayer, petit à petit.

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