Réussir son gallery wall

Aaah, le gallery wall. S’il y a bien quelque chose en déco qui parait simplissime, mais qui est en réalité bien plus subtile que cela, c’est bien lui.

Le principe est pourtant simple : accumuler plusieurs cadres sur un même pan de mur. Mais les variantes sont infinies :

  • le nombre (de 2 cadres à… 314 ?)
  • les couleurs (monochrome, noir & blanc, multicolore)
  • les dimensions (mini cadres, maxi cadres)
  • les formats (cadres carrés, rectangulaires, ronds, ovales,…)
  • les encadrements (cadres en bois, métalliques, repeints, anciens, modernes, vintage, avec du washi tape, des photos polaroïds,…)
  • la disposition (alignés, espacés, collés-serrés, en rang d’oignon, en pêle-mêle,…)
  • le contenu (encadrer des affiches, des photos, des peintures, des citations,…)
  • le contenu bis (accrocher des cadres, des miroirs, des trophées, des masques, des tissages, des macramés, des luminaires, des lettres 3D, les assiettes de grand-mère, une tête de buffle ou tout autre objet insolite)

Bref, vous avez compris où je voulais en venir : devant cette multitude de possibilités, il faut faire des choix, et j’ai quelques astuces pour vous aider.

Evidemment, aucune police de la déco ne va vous sanctionner pour « violation du code du cadre » : vous faites bien ce que vous voulez, tant que ça vous plaît. Mais si vous cherchez un peu d’harmonie, de l’inspiration, ou tout simplement si vous ne savez pas par où commencer : voici quelques pistes.

 

Qu’est-ce qui fait que ça fonctionne ?

Plutôt que de vous énoncer des règles qui ne conviendront de toutes façons pas à tout le monde, j’ai préféré pour cet article « conseils » vous présenter des murs de cadres qui marchent bien, et vous expliquer pourquoi ça fonctionne.

 

Commençons par la base : les couleurs neutres. Ce qui fonctionne sur ces deux images, c’est l’harmonie entre le noir, le blanc et le bois : un grand classique, mais qui marche toujours. Surtout si votre ensemble de cadres va occuper une grande surface sur votre mur, c’est la bonne solution : la garantie d’avoir un impact, sans trop alourdir et encombrer la pièce.

 

Suivre une ligne directrice : c’est non seulement une bonne façon de détourner une contrainte (un mur pas rectangulaire, des escaliers,…) mais c’est aussi une façon de s’assurer de réussir son mur de cadres. On peut se baser sur la montée des marches (comme ici à gauche), l’angle d’un mur, le coin d’une pièce, l’horizontalité d’un meuble (comme ici à droite) : il suffit d’aligner le bord de chaque cadre et de partir de là.

Par contre, comme le « motif » formé par les cadres est déjà atypique à lui seul, on se calme sur les couleurs : des couleurs neutres, des cadres identiques,…

 

Jouer sur les contrastes : des murs tout blancs, et vous ne voulez pas alourdir la pièce ? Misez sur des cadres blancs et des passe-partouts blancs également, pour diminuer l’impact des photos sur votre mur. Au contraire, votre intérieur est blanc, un peu trop blanc ? Servez-vous de votre mur de cadres pour apporter de la profondeur à tout ça : allez-y sur les photos sombres, les grandes dimensions, et les cadres noirs.

 

Si vous en avez marre du monochrome, les couleurs sont aussi autorisées, rassurez-vous ! Ces deux images l’illustrent parfaitement.

A gauche, on se permet un camaïeu de tons chauds, du brun au rouge en passant par l’orange et le rose, le tout pour réchauffer des murs bien blancs et du mobilier bien noir. A droite, c’est les draps de lit et les coussins qui ont donné le ton : des nuances bleutées et vert d’eau, présentes dans chacun des cadres.

Ce qui fonctionne dans ces images, c’est l’harmonie des couleurs, mais surtout la sobriété du reste.

 

Jouer avec la couleur du mur : quelle bonne idée ! Par contre, du coup, mieux vaut rester sobre sur le reste. On voit tout de suite cette harmonie de couleurs dans les tons neutres, et c’est ce qui fait la force de ces 2 images : rien ne vient polluer ces jolis murs gris foncés, les cadres sont là pour les sublimer, pas pour leur voler la vedette.

Pourquoi obligatoirement centrer son ensemble de cadres sur le mur ? Ce que j’aime dans ces images, c’est l’association des cadres avec un élément de la déco bien particulier.

A gauche, la petite table d’appoint fait partie intégrante du mur de cadres, de par ses coloris, son format et son alignement. A droite, c’est la table de nuit qui est associée au gallery wall, comme pour mettre l’accent sur ce coin de la pièce, et non sur le lit : ce serait bien trop classique.

 

On joue ici la carte du minimalisme, de par le nombre de cadres. On peut donc se permettre d’avoir des contenus tout à fait différents : du texte avec une photo, une carte très blanche avec une photo très sombre. Sur la photo de droite, malgré la différence de dimensions des cadres, l’équilibre est gardé grâce au mobilier placé en-dessous.

 

Pour dynamiser un mur de cadres, rien de tel que d’y associer des objets qui sont tout… sauf des cadres. Des mots en toutes lettres, des miroirs,… Attention tout de même à ne pas exagérer : 1 ou 2 élément(s) et ça suffit amplement.

 

Remplir tout un mur de cadres, du sol au plafond ? C’est possible. Mais il faut être prudent.

A gauche, on a choisi de n’exposer que des dessins ou des peintures : cette uniformité de contenu permet d’adoucir la lourdeur du mur, et d’en faire un véritable gallery wall = mur de galerie, d’artiste. Attention que dans cette pièce, le mur chargé est équilibré par du mobilier aux lignes très simples et aux coloris très neutres, et que la pièce est de grande dimension : ça ne marchera pas dans une minuscule cuisine déjà envahie d’un tas de bibelot et de robots ménagers.

A droite, on a choisi d’équilibrer la quantité de cadres par un mobilier très peu présent : il s’agit probablement d’un couloir ou d’un hall (contenant donc très peu d’autres objets). Et aussi, les cadres sont alignés sur de petites étagères toutes fines : ça permet de tracer, dans ce joyeux bordel, des lignes conductrices pour rythmer et ordonner le tout, pour ne pas que ça fasse trop fouillis.

 

On reste ici dans une disposition très classique et régulière, l’importance est donnée au contenu, pour ne pas distraire l’oeil avec des formes variées mais aussi pour adoucir au maximum l’impact qu’a un gallery wall sur l’espace : il est ici peu présent, justement car il est bien régulier.

 

Oublions les cadres ! Il y a 1001 façons d’accrocher des images qu’on aime, et on aurait tord de s’en priver. Par contre, ce qui fait la force de ces gallery walls-là, c’est justement qu’ils sont restés dans leur singularité : pas de cadres classiques ou d’objets incongrus, on équilibre en restant simple.

 

Qui a dit qu’il fallait obligatoirement espacer les cadres ? Pas moi. Vous pouvez la jouer collé-serré, par contre il faudra se calmer sur le nombre d’images à afficher. En collant les cadres les uns aux autres, on obtient une unité, mais attention à ne pas l’alourdir en y ajoutant trop de motifs, de couleurs, et de quantité. Less is more !

 

S’il n’y avait qu’une seule règle à retenir ?

En gros, il faut choisir une donnée, jouer avec, et rester soft sur le reste :

  • On veut s’amuser sur le format et le style des cadres ? On reste dans une même gamme de couleurs.
  • On veut varier les contenus, associer des dessins, des photos, des affiches,… ? On les choisi tous en noir & blanc.
  • On veut mettre en avant une belle série de photographies ? On choisi des cadres identiques, de même couleur et de même format pour ne pas détourner l’attention.
  • On veut miser sur une jolie couleur pour égayer la pièce ? On se fixe sur un style de contenu, et on s’y tient (par exemple, pour une chambre d’enfant : on choisi une série d’illustrations qui ont toutes une touche de jaune).
  • On veut valoriser une très belle oeuvre ? On ne la noie pas avec 10 autres cadres : on l’associe à 1, 2 ou 3 autres cadres, et c’est tout.
  • On veut s’amuser sur leur disposition (suivre la montée d’un escalier, meubler l’angle d’une pièce, habiller intégralement le pan de mur) ? On se calme sur le reste : pas trop de couleurs ni de cadres différents.

 

Travaux pratiques : ma version du Gallery Wall

Histoire d’illustrer tout ça, je vous propose de découvrir mon mur de cadres à moi.

J’ai souhaité jouer sur la mixité des contenus, car je voulais afficher des éléments qui ont une vraie valeur pour moi. On retrouve donc :

  • une carte de New York (où j’ai vécu pendant 3 ans)
  • une photo de nous à l’autre bout du monde (car on adore voyager en mode aventuriers),
  • une date caligraphiée (celle de notre mariage)
  • des coordonnées GPS (ceux de notre Home Sweet Home)
  • une carte à jouer (trouvée le soir de notre rencontre, symbole de toute notre histoire ! Mais ça… c’est une autre histoire 🙂 )
  • une affiche encadrée façon vintage (petit clin d’oeil à ma passion du DIY)
  • un échantillon de papier peint (clin d’oeil à ma passion pour la déco)
  • une affiche geek (clin d’oeil à la passion de mon geek de mari)

Bref, ce mur de cadres retrace à lui tout seul notre histoire. Et pour compenser avec ces contenus chargés en émotion, je suis restée sobre sur les couleurs : toutes les images sont en noir et blanc, et les cadres sont soit dorés soit en bois. Ça reste donc très uniforme au niveau des coloris, pour que l’ensemble harmonieux et que l’oeil soit principalement attiré par les contenus.

DIY gallery wall conseils astuces mur de cadres

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Et concrètement, comment on s’y prend ?

Pour mettre en place tout ça, il ne suffit pas de planter 3 clous et basta. C’est légèrement plus compliqué si l’on veut faire les choses bien.

Rendez-vous sur cet article pour découvrir les étapes !

 

signature Noémie blog Pierre Papier Ciseaux déco DIY

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